L’incomprise c’est l’histoire d’une enfant abandonnée. Le film est bercé d’une mélodie douce-amère. Entre tristesse et joie. Entre beauté et désespoir…

l'incomprise

Ce long métrage raconte l’enfance d’Asia Argento, la réalisatrice. Alors à peine âgée de 9 ans, ses parents se séparent dans un vacarme fracassant. En vrais italiens sanguinaires les deux protagonistes n’hésitent pas à se déchirer devant leurs enfants. C’est alors que la mère et le père s’apprêtent à refaire leur vie. Chacun avec leur fille respective. Mais sans Aria, qui est pourtant la fille des deux parents, contrairement aux autres sœurs. La haine des parents l’un envers l’autre est reporté sur Aria. Enfant d’un couple brisé et irresponsable, la jeune fille se retrouve livrée à elle-même. L’école va creuser cette solitude qui va l’emmener à se débrouiller seule…

Le film réussit le pari d’être doux et violent à la fois. La réalisatrice est comparée à Dolan. En effet, les couleurs et les jeux de caméra font penser au jeune réalisateur québécois. On y retrouve la même délicatesse, la même force des séquences musicales, les mêmes ralentis propres aux rêves. L’abandon est maquillé d’une innocence et une fureur de vivre que le personnage d’Aria fait ressortir à l’écran avec force. Malgré une histoire difficile, ce n’est jamais la tristesse que la réalisatrice nous fait ressentir. Elle nous plonge dans une mélancolie colorée et désenchantée…

Enfin, mention spéciale aux acteurs, parfaits dans leurs rôles. La jeune Giuila Salerno porte le film tandis que Gabriel Garko joue un père dur mais attachant. Quant à Charlotte Gainsbourg, il est rare de la voir incarner un rôle avec autant d’habilité…

L’incomprise c’est un tourbillon de couleurs, de musique et de costumes, sur une douleur pourtant atroce. C’est aussi l’un des films les plus réussit de ce début d’année…Courrez y !