(ARTICLE INITIALEMENT PUBLIÉ SUR WWW.CHANEKAMHO.COM)


Vols annulés, pote qui ne peut plus venir à temps, plus de logement, moins d’argent que prévu, prise de poids krkr… Quand les galères commencent avant même que tu ne sois parti, ne pars pas ! Qui m’a dit ça déjà ? M’en souviens plus !

 

LISBOA

Avant mon départ, j’ai rejoint un groupe facebook de backpackers du Portugal, histoire de ne pas me retrouver seule à mon arrivée, puisque la poto Margaux était retenue à Paris pour quelques jours. Loin d’être ma hantise que de me retrouver seule face à l’inconnu, ce que je redoutais le plus était la barrière de la langue.

 Je ne parle absolument pas Portugais et j’ai un niveau anglais CM2…

Communiquer via les réseaux était simple, Reverso, Google Traduction, fin tu connais !
J’avais donc prévenu Laura, une finlandaise avec qui j’avais échangé sur le groupe, qu’en réalité mon anglais était moins bon que celui de Google Traduction, (pour vous imager la chose : Google Traduction = Marque Repère et Moi = Eco+) et qu’elle ne s’étonne pas de me voir sortir un dictionnaire de mon sac.

Deux petites culottes dans mon sac à dos plus tard et je décollais pour Lisbonne !

Après une petite galère uber, me voilà avec Laura à partager ma première bière portugaise à 1€ . Saúde ! Et finalement, je ne suis pas si mauvaise que ça en anglais. 😎

H.S : J’ai toujours été une merde en anglais, j’avais les plus mauvaises notes de toute la fac (véridique krkr), et là je devais parler sans mon traducteur. Truc improbable, autant parler sudoku. Et ben putain, merci Netflix, les jobs, la musique, mais surtout, merci à mon amour Kyini qui m’a constamment parlé anglais et qui a été ma meilleure source d’apprentissage, même si maintenant je cale des « bitch » et « zucchini » partout.

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Pour nos deux premières nuits, nous avions réservé un lit dans un dortoir à 13 € la nuit dans le Tuktuk Hostel, via une appli plutôt cool, Hostelworld, qui propose pleins d’hébergement genre auberge de jeunesse.

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Lisbonne fut court, mais ce que je retiens de cette ville, c’est le street art. J’adore l’art urbain et j’ai été servi, bien que je n’ai pas vu toutes les fresques que j’aurais voulu voir, ainsi que le fameux Cristo Rei (je le verrais à Rio ‘shallah).
J’ai également été sous le charme de l’architecture style manuélinet pombalin, des revêtements d’azulejosqui me faisaient penser à des torchons de grand-mère, du tramway vintage, sans oublier… la bouffe pas cher !

 

SINTRA

En essayant d’économiser au maximum, il y a bien des choses que l’on ne pouvait pas se permettre, comme transporter nos gros culs par des tuktuk, ne pas abuser du bus, fin ça se jouait beaucoup niveau transport et logement. Donc mes mollets de cycliste obèse m’ont bien servis, car la marche à pied chargé comme un mulet, ce n’est pas évident.

Mais il y a eu des exceptions concernant la ville Sintra classée au patrimoine mondial par l’UNESCO, où l’on s’est autorisé la visite du Palais de la Regaleira situé dans son centre historique pour  6 €. Ce n’était pas cher, je vous l’accorde, mais quand tu as un budget de baguette de pain…
Mais nous avions beaucoup marché pour en arriver là, que j’ai dit à Laura :

« I didn’t sweat for nothing, I can sacrifice my pancake at noon »
(qu’on se le dise, je n’ai rien sacrifié du tout). 🐷

Et bien pas de regret, c’était magnifique.

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H.S : comme vous pouvez le constater, je parle souvent de bouffe (desculpe) et la pauvre Laura a du supporter mes « I’m so hungry » à longueur de journée. Elle se demandait pourquoi j’étais tout le temps vénère : 

« whyyyyy you’re angry ?? – No no, hungry Miam miam» *se caressant le ventre*
prononciation de merde, que veux-tu…

On aurait également voulu visiter le Palais National de Pena, « the yellow castel » comme on l’appelait, mais manque de temps.

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BELEM

Et en parlant de temps, il nous fallait trouver un logement pour cette troisième nuit.

Ce qui devait être simple, c’est avéré être la partie la plus difficile de mon séjour au Portugal. Pour vous résumer le tout :
– 23h00
– 2 hôtels complets
– 2 % de batterie
– 7h de marche et de transports
Et tout ça à cause ? D’une mauvaise adresse. À cause ? De moi.
Je n’ai jamais avoué à Laura que l’adresse que je lui ai filé été une erreur de ma part et je ne sais toujours pas pourquoi je lui ai filé l’adresse d’une laverie.
Je suis habituée à la galère, mais si on ajoute la fatigue et la faim, j’ai tendance à être à fleur de peau. D’où le fait qu’après avoir squatté le pressing d’une gentille femme à recharger les téléphones et à trouver l’hôtel, j’étais émue d’être enfin arrivé au bout et il fallait donc que je m’exprime :

« I wanna cry de joie putain ! Haha I wanna putain de cry Laura ! Haha» + yeux qui brillent
J’ai dit à fleur de peau ? J’aurai dû dire tarée. 👽

Et ben tu parles, I cried de tristesse quand j’ai vu la gueule de l’hôtel. Je vais vous épargner ma nuit blanche à entendre des disputes en portugais, à suffoquer à cause de la clope et l’humidité, à limite me doucher dans de la pisse, et j’en passe. Donc évitez Come Inn Hostel, cette espèce de maison close/squat on ne sait pas trop, à presque 40 € la chambre.

Après cette nuit de calvaire, j’ai quitté Laura pour rejoindre ma pote Margaux et les kilos en plus qui m’attendaient…

TORRES VEDRAS (PONTE DO ROL)

« Faut trop que tu goûtes la bifanama sœur, mais t’en prends deux pour être bien t’as vu.»
(et c’est ainsi que ma taille S est devenue M.)

mmm

Mais putain, oui, faisons ça ! Dès mon arrivée à Torres Vedras, c’est plus culinairement que j’ai découvert le Portugal : bifana, Sagres, Super Bock, poulet piquant, fritures, pastel de nata, travesseiros des sintra… et j’en passe. À ce moment-là, nous étions logées chez l’adorable famille de Margaux la folle qui m’agresse la nuit à coup de « Kesta c ki laaaa » (somnambule parlante, on peut rien y faire), du coup mon budget était principalement pour la bouffe et les transports.


SANTA CRUZ

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Cette partie de mon séjour était plus orientée vacances à farnienter sur la plage, notamment sur la vaste Praia de Santa Cruz où je suis devenue noir pneu.

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Autant lézarder, c’est bien, autant j’ai une soif d’aventure que l’on ne saurait calmer.
C’était enfin le moment de faire ce que je m’étais dit que je ferais : Mon baptême de surf dans la ville du surf !

ERICEIRA

Ah ouais, j’en ai bouffé du Billabong, du Ripcurl, du Quicksilver, du balayage californien haha… Ne m’en déplaise !

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Quand tu ne connais pas les lieux, tel un touriste en tong Havaianas, tu te diriges vers les écoles de surf à 40 € l’heure. Mais, accompagnée de mon acolyte portugaise, qui dit fille du tehteh, dit bon plan ! Ma blonde au balayage californien m’a donc emmené sur un magnifique spot au bord d’une falaise où était stationnée une lignée de van où quelques surfeurs donnaient des cours. Nous avions donc calé un cours de 2h30 pour 25 € (planche et combi fournis).

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On s’est lancés sur les vagues avec la team vraiment cool Surfsriders, après un échauffement qui était un mixte entre celui d’Anastasia Ashleyet celui du toast poulet et jambon fromage à 10h40.
Et ben j’ai bien kiffé ma race, même si je suis nulle lol ! Seul bémol, c’est que nous étions un peu trop nombreux. N’hésitez pas à comparer les prix auprès des différents surfeurs, ainsi que le nombre de personnes inscrites pour éviter l’attente et profiter un max !

NAZARÉ

Pour continuer dans l’esprit surf, nous nous sommes rendues à Nazaré où le record de la plus grande vague do mundoooooo jamais surffée a récemment été battu.
Après un bus loupé, un changement d’itinéraire et des longues heures d’attente, nous voilà dans cet ancien petit village de pêcheurs qui ont laissé place aux surfeurs (qui ne sont présent que l’hiver.)

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Tout le long  de la baie, on trouve des Senhoras de Nazaré vêtues de vêtement traditionnel, en train de noircir au soleil proposant des chambres à louer sur leur chaise pliante. Nous avons donc pris une chambre que Margaux a négocié à un prix de 20 € (au lieu de 35€) et pas sans regret, car son cœur devient crème Kinder Bueno face à des mamies.

Mais bugdet Pekin Express oblige !

Il est vrai que le front de mer est très touristique et bruyant, le décor typique et d’antan au premier plan, laisse place à un décor plus moderne avec des immeubles délabrés ou non achevés dans un calme absolu si l’on s’enfonce dans la ville.

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Nous avons emprunté le fameux funiculaire pour visiter la partie haute de la ville qui surplombe toute la partie basse et la baie, où nous avons pu découvrir le Santuário Nossa Senhora da Nazaré et cette fameuse plage sauvage, la Praia do Norte.

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Nazaré fut ma dernière destination avant de rentrer en France, 10 jours étaient bien trop court, je n’ai pas eu le temps de faire le sud du Portugal que je me languissais de voir, mais ce n’est que partie remise !

TEMPS : 10 JOURS (11/07/18 – 20/07/18)
BUDGET : 240 € (hors billets d’avion)
PERTE(S) : boucle d’oreille, téléphone cassé
CONSEIL(S) : parler un minimum la langue pour négocier quand il y a besoin, partir avec quelques kilos en moins et avoir un protège écran.
REMERCIEMENT(S) : Thanks Laura it was a pleasure to meet you, you’re a crazy and funny girl ! Un énorme merci les Gutierrez !

Obrigado d’avoir prit le temps de lire mon best seller !‍ 🙂