Lieu déjà prisé par les skateurs et les graffeurs, à l’époque de Chez Claude, l’espace Cobalt fait aujourd’hui peau neuve. Nous sommes allées à la rencontre du lieu et des personnes qui le font vivre…

1. La conférence de presse

Capture d’écran 2015-03-30 à 12.51.0314h45, arrivées non sans difficultés (et en retard), nous voilà face au fameux bâtiment : L’espace Cobalt. S’élève devant nos yeux, un édifice industriel dont la façade a été repeinte en noir, le logo Cobalt trônant sur l’immense volet roulant du bâtiment. L’atmosphère est posée.
Nous entrons. Siègent devant nous Cédric (Lascours), Loïc (André), Damien (Belliard), Fabien (Lhuillier) et Stéphane (Ramos). Chacun a un rôle bien précis: ce sera Cédric (Reso) & Loïc (Mondé) à la programmation artistique, Damien à la logistique et Stéphane à la technique. Ce dernier nous parle de sa rencontre avec Reso et l’idée qui a émergée de faire un lieu dédié à l’art du graffiti. Leur volonté était de donner plus de visibilité au street art. De lui dédier un lieu polymorphe, où se confondent expositions, ateliers de travail, espace évènementiel.

Capture d’écran 2015-03-30 à 12.44.25Le choix du lieu était primordial comme le dit Fabien, le propriétaire. L’idée de départ était de dénicher un endroit beaucoup plus intimiste mais en tombant sur cette usine désaffectée, la question ne se posait plus, c’était ce qui fallait. En effet, l’espace a déjà une histoire : ancien squat et repère du skate et du BMX, le lieu avait déjà été illégalement investi par graffeurs et skateurs qui voulaient en faire leur repère mais leur aménagement a finalement été détruit par ma mairie il y a quelques années.
En reprenant les rênes, et en devenant une réelle entreprise autofinancée, Fabien et toute l’équipe, redonnent vie au rêve autrefois effleuré par les graffeurs. Véritable lieu de création et de diffusion l’espace est une ode à la street culture mais se donne pourtant comme objectif de décloisonner son champ d’action. La grande salle principale est en effet dédiée principalement aux évènements d’entreprise, ce qui permet une symbiose inédite entre l’art de rue et le monde du travail bien que les évènements culturels resteront évidemment le cœur de l’activité.

Capture d’écran 2015-03-30 à 12.44.34La visite commence. Plusieurs salles s’entremêlent. Il y a tout d’abord une salle d’exposition/galerie où les artistes pourront exposer et vendre leurs œuvres. La salle qui suit est un immense espace qui accueillera évènements professionnels, culturels et artistiques. On se rappelle notamment de l’expo Mister Freeze en juin dernier ou de la dernière Waiting Room du collectif La Petite.

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Nous sortons du bâtiment principal pour se rendre dans un endroit plus secret : L’atelier du 50cinq. Nous entrons et nous nous retrouvons au milieu de conteneurs qui s’emboitent, se recoupent, montent sur un étage… On se croirait à Berlin ! Il s’agit des ateliers des artistes résidents. Beaucoup sont graffeurs ou graphistes, mais pas que… on y trouve des stylistes, des web-designers ou encore des professionnels de la communication. Réel lieu transversal, on y ressent une vraie énergie créative. Des œuvres sont accrochées aux murs ou en cours de réalisation dans les ateliers que nous avons pu traverser.

Ce lieu sera ouvert occasionnellement pour des ateliers ou des travaux collaboratifs.

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Nous repartons enfin, le sourire aux lèvres, avec la sensation qu’ici, enfin, quelque chose de nouveau, de différent et de libre est en train de se tramer… Alors, on se dit à la prochaine à l’Espace Cobalt !

Prochain évènement à suivre : Exposition Mister Freeze (26 septembre au 3 octobre 2015.)

– Charlotte Algot

2- l’inauguration

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C’est mardi soir qu’avait lieu l’inauguration en grand pompe du lieu. Discours de M. le maire (qu’on a raté), élus, presse, proches des responsables, pas mal d’enfants, tout ce monde se mélangeait sous la verrière pour une ambiance éclectique à souhait. On se laisse aisément imaginer le potentiel de l’espace Cobalt après une soirée comme celle du 24 mars: des possibilités multiples permettant tout type de spectacles, d’animations, allant de l’acrobatie, à la danse contemporaine, en passant par du hip-hop ou du live painting. A ce moment là, on regrette de ne pas s’être motivés lors de la Waiting Room #10 de La Petite et d’avoir manqué une ambiance plus underground. C’est sûrement ici que résulte la force de l’espace Cobalt: attirer des populations différentes, venant de tout milieu, qu’on soit vieux, jeune, déjà touché par la street culture ou alors complètement profane; mais tous animés de la même curiosité pour ce lieu atypique.

On a envie de souhaiter à l’espace Cobalt une longue vie, avec profusion de projets, bien que TOG n’ait aucun doute là dessus: si ils ont réussi à nous faire venir en bus, un soir de pluie et cela sans parapluie, rien ne peut les arrêter !

 

– Palms Biches